⚖️ RAPPEL RÉGLEMENTAIRE
La SSPI est strictement dédiée à :
➡️ la surveillance des patients après anesthésie ou chirurgie
❌ Elle n’est PAS :
- une réanimation ni une unité de soins critiques
- une solution palliative au manque de lits dédiés
LE GLISSEMENT DE MISSIONS ACTUEL
La SSPI est utilisée depuis des mois pour accueillir sur la durée des patients qui ne relèvent pas de sa mission :
- Patients issus du déchocage
- Attentes de places en soins intensifs (cardiologie, neurologie…)
- Patients sous insuline IVSE non pris en charge dans les services
- Surveillances de traitements à risque (ex : recharges potassiques)
- Patients se dégradant nécessitant des technicages lourds
👉 La SSPI devient une unité tampon.
⚠️ PATIENTS ET EQUIPES SOIGNANTES EN DANGER
- Effectifs inadaptés à des patients de plus en plus lourds
- Charge de travail en forte augmentation
- Activité désorganisée et hétérogène
- Qualité et sécurité des soins dégradées
- Professionnels mis en difficulté
- Risque médico-légal majoré
❌ Les équipes et les patients n’ont pas à subir ces conséquences !
CE N’EST PLUS EXCEPTIONNEL
Ces pratiques, répétées et diversifiées, ne relèvent plus de situations ponctuelles : elles traduisent une évolution structurelle des missions de la SSPI.
Ce que nous revendiquons
❌ Suspension immédiate de ces pratiques
⚖️ Respect du cadre réglementaire
🏥 Moyens adaptés en soins critiques
🚫 Fin du détournement de la SSPI
👥 Association des équipes aux décisions
SSPI SOUS TENSION : LES ÉQUIPES À BOUT
UNE CHARGE DE TRAVAIL DEVENUE INSUPPORTABLE
À la SSPI, les conditions de travail se dégradent chaque jour davantage.
Les équipes doivent faire face à :
- un turn-over rapide et permanent de patients
• des prises en charge toujours plus lourdes et complexes
• des patients relevant des soins critiques
• une activité imprévisible et désorganisée
• des effectifs qui ne suivent plus la réalité du terrain
👉 Les professionnels sont poussés à travailler en permanence dans l’urgence.
DES CONDITIONS MATÉRIELLES QUI AGGRAVENT LA SITUATION
La configuration actuelle de la SSPI n’est pas prévue ni adaptée à l’activité imposée :
- salles de réveil bruyantes
• postes de soins exigus
• locaux inadaptés à des prises en charge lourdes
• manque d’espace pour circuler et travailler en sécurité
• cohabitation inacceptable et dangereuse entre activités programmées et situations critiques (pour rappel les ratios son de 1 IDE pour 4 patients en Soins Intensifs mais de 1 IDE pour 6 patients en SSPI)
👉 Cette organisation impacte directement la qualité des soins et les conditions de travail.
🚑 DES SORTIES DE PATIENTS BLOQUÉES
- patients restant longtemps en SSPI faute de transport et sous effectif du brancardage
• engorgement des postes par attente prolongée des lits d’aval
• retards dans les prises en charge
• surcharge continue pour les équipes
👉 La SSPI ne peut pas devenir une zone d’attente faute de moyens ailleurs.
LES ÉQUIPES TIRENT LA SONNETTE D’ALARME
Fatigue, stress, perte de sens, épuisement professionnel…
Les personnels refusent que la sécurité des patients repose uniquement sur leur capacité à “tenir malgré tout”.
❌ Ce fonctionnement n’est ni normal, ni acceptable.
NOS CONDITIONS DE TRAVAIL = LA SÉCURITÉ DES PATIENTS
👉 Des équipes épuisées ne peuvent pas garantir durablement des soins sécurisés.
👉 La pénurie de lits et de moyens ne doit pas être compensée par la mise en difficulté des personnels.
👉 La SSPI doit retrouver sa mission première.
LA CGT EXIGE DES MESURES IMMÉDIATES
- des moyens humains adaptés à la charge en soins et à la rotation rapide des patients (ainsi que les recommandations de la SFAR le préconisent)
- une organisation sécurisée
- le respect des missions de la SSPI
- des solutions réelles pour les lits d’aval et le brancardage
- l’arrêt des dérives organisationnelles
